En
1493, Christophe Colomb passa au large de l'île un dimanche;
il lui donna alors le nom qui demeure le sien. L'île,
de pénétration difficile et ne recelant pas de
ressources minières, ne tenta pas les colonisateurs espagnols,
et la petite population de Caraïbes n'y fut pas inquiétée.
Selon certains auteurs, les Arawaks coexistèrent avec
eux jusqu'au XVIIe siècle. Installés à
la Martinique et à la Guadeloupe, les Français
s'implantèrent à la Dominique au XVIIIe siècle
et y introduisirent la culture du café. Les Anglais leur
ravirent cette position en 1759. En 1763, le traité de
Paris qui mettait fin à la guerre de Sept Ans leur octroya
l'île; ils firent de la Dominique une île à
sucre en y faisant venir des esclaves africains; la culture
du café périclita. Reprise deux fois par les Français,
l'île devint définitivement britannique en 1814.
C'est
au XXe siècle que la culture de la banane s'imposa
(la Dominique est toujours le premier fournisseur de ce produit
sur le marché britannique). Intégrée au
sein de l'éphémère fédération
des Antilles britanniques en 1956, la Dominique se vit
accorder le statut d'État associé par le Royaume-Uni
en 1967. Elle accéda à l'indépendance
le 3 novembre 1978 tout en restant membre du Commonwealth.
Les travaillistes formèrent un gouvernement, mais le
cyclone David ruina l'île en août 1979, et, en juillet
1980, les conservateurs remportèrent les élections.
Leur dirigeante, Mary Eugenia Charles, devint Premier ministre.
En 1995, Edison Chenfil James lui succéda.