Bien
que 31 % seulement du territoire soient cultivés,
l'économie du pays repose encore sur l'agriculture spéculative:
canne à sucre, café, cacao, coton et tabac. Les
quotas sur le sucre imposés par les États-Unis
et la chute des cours provoquent une certaine diversification
des cultures; la production de bananes progresse fortement et
la République Dominicaine peut en exporter une partie
vers l'Union européenne. La balance agricole est négative
depuis 1991. L'exploitation du nickel constitue une activité
essentielle (33 % de la valeur des exportations). En dehors
de la fonderie de Saint-Domingue et de quelques cimenteries,
le secteur agroalimentaire a longtemps représenté
la seule activité industrielle notable. La Central Romano
est la plus grande usine sucrière du monde. Après
avoir été nationalisée en 1982, l'industrie
revient progressivement aux mains du secteur privé. L'initiative
pour le bassin caraïbe, lancée en 1983 avec
le soutien financier des États-Unis, a permis l'essor
des zones franches industrielles; le pays en compte une trentaine,
procurant 150.000 emplois. Le tourisme, qui se développe,
assure 15 % de la formation du PNB. Mais la dette extérieure
pèse lourdement; le pays a adopté, sur les recommandations
du FMI, une politique d'austérité depuis 1991.