C'est
au cours de son troisième voyage vers le Nouveau Monde
que Christophe Colomb découvre, en juillet 1498,
la Trinité et Tobago, où s'épanouissait
alors une civilisation originale apparentée à
la culture indienne. Mais la colonisation espagnole ne commence
réellement qu'au XVIe siècle, avec l'importation
d'esclaves africains pour la culture de la canne à sucre.
La Trinité, cependant, ne compte encore que 18.000 habitants
lorsqu'elle devient possession anglaise en 1797. L'île
de Tobago, elle, sera intégrée à l'empire
britannique en 1814. Afin de développer l'économie
de ces îles, les Britanniques vont jusqu'aux Indes orientales
(Indonésie) pour y rechercher de la main-d'œuvre.
En 1889, l'archipel de Trinité-et-Tobago ne forme plus
qu'une seule unité administrative.
Après
plusieurs tentatives infructueuses, le Royaume-Uni met sur pied
en 1958 la fédération des Indes-Occidentales
qui aurait dû aboutir à la création d'un
dominion et renforcer la coopération entre les îles.
Mais, quatre ans plus tard, les conflits ethniques et les rivalités
économiques font éclater ce groupement d'États.
L'archipel de Trinité-et-Tobago accède à
l'indépendance le 31 août 1962, tout en restant
membre du Commonwealth, et se voit admis aux Nations unies.
Le
Premier ministre Eric Williams (1911 — 1981) assura à
son pays, de 1956 à sa mort, une grande stabilité.
Le Mouvement national du peuple (PNM) a remporté les
élections législatives de 1991; son leader, Patrick
Manning, a été nommé Premier ministre.
Depuis plusieurs années, les dirigeants doivent faire
face à des émeutes populaires nées des
difficultés économiques et des antagonismes raciaux.
Le chômage et le sous-emploi sont un des maux permanents
de l'île de la Trinité, et une grande partie de
la population revendique la nationalisation des productions
sucrières et pétrolières qui sont sous
le contrôle de sociétés étrangères.