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HISTOIRE - BAHAMAS

Cartes Bahamas

 Le premier pas de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde le 12 octobre 1492 a été accompli sur l'île de San Salvador , située aux Bahamas. Il la nomma San Salvador pour remercier le Christ de l'avoir guidé jusque-là. Il y a rencontré des Arawaks aussi connus comme Lucayens qui ont donné son premier nom à l'archipel (les îles Lucayes) avec lesquels il a échangé des présents. Ces Amérindiens vivaient aussi en Jamaïque. 

Les 13 paradis des frères de la côte incluaient l'île de la Nouvelle-Providence, dans l'archipel des Bahamas, parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, qui avaient auparavant aussi occupé les îles de la Providence, plus au sud, près du Nicaragua.
 
Les Espagnols, qui depuis Colomb, estimaient avoir des droits sur l'archipel, y firent de fréquentes incursions et l'occupèrent par intermittence.
 
A la mort de Charles II Stuart, l'accession au trône de son frère, Jacques d'York, devenu Jacques II, allait changer le statut des Bahamas. Le nouveau roi exigea l'annulation de la charte de 1663 et de ses additifs. Les lords, expulsés, négocièrent avec profit la cession à la Couronne d'Angleterre de leurs droits sur des lieux qu'ils ne connaissaient que par récits et cartes. Quand, en 1714, l'électeur de Hanovre, arrière-petit-fils de Jacques Ier de Stuart, accéda au trône d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande sous le nom de George Ier, son premier geste fut de remplacer le représentant des anciens propriétaires par un gouverneur royal des Bahamas. Il choisit le capitaine Woodes Rogers, dont la devise en latin de sacristie annonça aussitôt les intentions : « Expulsis piratis, restituta commercia ». Woodes Rogers, officier de marine, dont on connaissait les exploits pendant la guerre de Succession d'Espagne, était écrivain à ses heures. Il avait publié, en 1712, l'histoire d'un marin, Alexander Selkirk, qu'il avait recueilli, en 1709, sur l'île déserte de Mas a Tierra dans le Pacifique Sud. Ce récit allait inspirer, en 1719, à Daniel Defoe un des romans les plus lus dans toutes les langues : « La Vie et les Aventures surprenantes de Robinson Crusoé ».
 
Le nouveau gouverneur usa plus souvent de son épée que de sa plume. Il mit terme au règne des pirates, fit pendre Calico Jack et quelques douzaines d'autres. Les pirates pendus ou expulsés, la Grande-Bretagne dut, en effet, défendre sa colonie contre les Américains, engagés depuis 1775 dans la guerre d'Indépendance conduite par George Washington. G. Washington envoya, entre 1776 et 1781, plusieurs expéditions pour occuper New Providence, où trouvaient refuge et appui ceux que les fédéralistes qualifiaient de rebelles et que les Anglais tenaient pour royalistes.
 
Pourvue d'un gouvernement, d'assemblées législative et délibérative, de tribunaux, de services publics, les Bahamas devinrent accueillantes aux nouveaux colons. En 1782, les Espagnols - à qui Louis XV avait offert, vingt ans plus tôt, la Louisiane pour les dédommager de la perte de la Floride - attaquèrent New Providence. L'île capitale ne comptait alors que mille quatre cents défenseurs. Une flotte, commandée par le gouverneur de Cuba, don Juan Manuel de Cagigal y Montserrat, et appuyée par des vaisseaux américains, s'empara de Nassau. Il fallut l'intervention d'une petite armée, recrutée en Caroline par un loyaliste, le colonel Andrew Devaux, pour chasser les occupants et assurer à l'archipel une paix durable.
 
En avril 1861, quand éclata aux États-Unis la guerre entre les États du nord et du sud de l'Union, les Bahamas devinrent, pour les Sudistes, un arsenal transitoire. La victoire du Nord, en 1865, et les pénitences imposées au Sud provoquèrent un nouvel afflux de réfugiés, planteurs ruinés par l'abolition de l'esclavage. Venus avec leurs esclaves, ils furent déçus d'apprendre que, depuis le Ier août 1833, tous les noirs débarquant aux Bahamas devenaient libres, jouissant comme l'exigeait l'Emancipation Act, des mèmes droits que les blancs. Malgré la loi, subsista longtemps une ségrégation raciale qui fit qu'en 1885, à Harbour Island, cinq noirs furent condamnés à vingt shillings d'amende pour avoir emprunté la porte réservée aux Blancs afin d'entrer dans l'église méthodiste qu'ils avaient contribué à construire.
 
Les épreuves avaient si bien renforcé les liens entre les Bahamas et la lointaine mère patrie que des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté vinrent tenter fortune dans les îles.
 
Même depuis l'indépendance de la colonie, accordée sans hésitation, en 1973, par la Grande-Bretagne, les Bahaméens se flattent de rester fidèles à la Couronne. Comme tous les pays du Commonwealth, le portrait de leur chef d'État, la reine Élisabeth II, figure dans tous les locaux administratifs.
 
Source Wikipédia